1989 - 1990

groupe as materiel

create self confidence


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the football team

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SPORT ART MANIFESTE. 1990

La photographie est un art de solitaire, un art de rase les murs, un art d’introverti hypocrite, j’en ai eu marre! et j’ai voulu créer un art d’équipe, un art de societé, un art d’action, de controntation, de happening, j’ai rêvé de former une armée tout terrain, capable de rapidité, de courage, de volonté et d’initiative, un art de santé emporté par une énergie nouvelle, une énergie de LUTTE, capable de vaincre l’individualisme et l’ennui, un art basé sur des relations humaines, un art de haine et d’amour, un art de defaites et de victoires communes, un art qui m’essouffle et me tape dans les tempes, un art qui m’endorme le soir avec le sourire du HEROS qui n’a pas encore terminé sa mission.

Un art d’équipe, un art de groupe, un art qui pue l’odeur de la sueur, un art de guerrier qui agit malgrés les strategies parfois plus vite qu’il ne pense, qui s’introduit par instinct et par surprise, un art qui montre son poingt, la voix forte, un art qui n’a pas besoin de technologie, de galerie, de laboratoire, d’objet, un art prompt, un art de vie rythmé de coups de pied et de reprises de volée, un art de complice.

J’ai voulu réunir toutes les énergies au même moment, au même endroit, sur un terrain de foot, entouré de grillages, faiblement éclairé, glacial et hostile comme la société, poétique et chaud comme l’amitié. J’ai voulu réunir des muscles et des nerfs d’artistes, j’ai cherché L’UNITE, un mouvement artistique frais un mouvement artistique gai, un mouvement comme le sport! un mouvement comme l’art!
SPORT ART IS BORN
SPORT ART IS A WEAPON.

LE 13 novembre 1989, au Danemark, un lundi soir de froid et d’hummidité, un lundi soir au milieu de la nuit, d’autres artistes ont  répondu à L’APPEL, venir rendre compte de leur condition physique, venir rendre compte de leur condition artistique, venir frapper dans un ballon presque rond.
J’ai rêvé un groupe d’artistes à toutes épreuves, amphibie, avec une volonté sévère, qui puisse lutter contre la peine, la souffrance, qui résiste au chaud et à la transpiration, à la pluie et à la congélation, SUPERMAN! une armée sans fatigue, qui vienne s’affronter, subir les insultes, développer leur agressivité, aiguiser leurs forces de combat, capable d’attaque et de défense. Des artistes soudés et prêts à toutes interventions rapides, SUPERMAN!, des hommes de passion, des hommes d’action, des hommes sans paresse, capables d’oublier leurs langueurs et leurs peurs, des hommes qui dissipent leur ENERGIE comme des danseurs, des hommes de mémoire capables de s’embrasser après la victoire.
NUS VITES NUS VITES
DO WE NEED GIRLS
Curieusement, les artistes qui avaient répondu à cet appel étaient les même que ceux qui avaient répondu à l’appel des flying exhibition le 6 juin 1989.

Le football est un sport sans politesse ni diplomatie, sans concession ni sournoiserie. Des équipes ont été tirées, des destins se sont joués, des fiertés sont perdues, des fierté se sont gagnées, SPORT ART IS A COMPETITION!, si la competition est évidente dans le sport elle est mesquine dans l’art. mon équipe a triomphé du premier match et le jour suivant j’ai ridiculisé les perdants par un dribble créatif, la publication des résultats dans les média...., dans la rubrique anniversaire.... La bonne camaraderie passe parfois par des tons ironiques, la stimulaion par la honte, la boue, la boue, la fierté mise à l’épreuve. Je ne pouvais pas rester discret. L’humilité ne se joue pas à coups de victoires.
Et puis, nous nous sommes retrouvés, lundi soir après lundi soir, les rôles, les goals, les drôles, les avants, les savants, les arrières, les commères, les reculs, les tricheurs, les faux culs, les branleurs, les héros, les salauds, ceux qui font des passes, ceux qui n’en font famais, ceux qui courrent, ceux qui attendent, les bons équipiers, les mauvais, les paresses, les rancoeurs et les pleurs...
L’AUTRE NATURE des individus se dévoilait petit à petit, nous commencions déjà à mieux nous connaître, nous commencions à mieux nous aimer, nous commencions à mieux nous haïr.
Nous vivons, nous courrions, nous parlions, nous chantions comme des sauvages. Je me rapelle, un soir, un de adversaires m’a accroché pour m’empêcher de marquer un but, MON OEUVRE, le fruit de mon travail de dribble, la passe de mon coéquipper, et de celui d’avant et de celui qui l’avait précédé mon oeuvre, NOTRE OEUVRE... je me suis alors retourné avec violence et je lui ai brandi mon poing en l’injuriant comme un cochon, oui la balle est une expression, un but, une oeuvre et nul ne doit empecher l’artiste de produire des oeuvres...
NO TIME TO LOOSE
I DON’T WANT TO BE COOL
people begin to fight...
Les surnoms sont arrivés, petit à petit, l’araignée par exemple en parlant de Morten Friis qui avait l’habitude de s’accrocher au grillage pour dribbler. Une poésie de surnoms, une poésie d’images, une poésie primitive de ravages. Fortement concerné par le succès de mon équipe, en jouant j’utilisais ma voie, en jouant j’utilisais ma joie, en jouant j’utilisais ma foix Chaque semaine j’exposais ma force creatrice dans mon dos sous forme de Moving Exhibition et quand, en pleine possesion ma force physique, j’entendais mon adversaire qui me gallopait dans les talons, je savais qu’il trempait son nez essoufflé dans mon oeuvre humide essayant vainement de récupérer le ballon, mon art et mes muscles accéléeraient alors droit vers le but, j’étais heureux, en pleine possesion de mon UNITE j’étais heureux, et mon HARMONIE tendait droit vers sa réalisation, un goal bien frappé dans une défense soudainement désorganisée... bientôt, je serais un dieu, et on m’admirerait.
Certains apportaient sur le terrain leurs créations musicales de la semaine, afin de rythmer notre jeu et partager leur travail. Mathieu Rozand, Flemming Borby. Certains, apportaient leurs derniers textes pour les défendre dans l’arene du terrain... le jeu devenait soudain une orgie de mots, d’images et de sons... une corrida de la création, stimulante et giclante sur le moment, et toujours énergissante dans la semaine qui allait suivre et nous séparer à nouveau dans nos activités d’artistes isolés. Le partage avait lieu et nous faisions tous notre bilan, physique et artistique.

Et puis, afin de nous rapprocher encore plus j’avais crée le SPORT ART BULLETIN, pour les massages, l’après match, la communion, IS THIS AGAIN A STORY OF FRIENDSHIP?. Il s’agissait d’un magazine de photocopies oú les artistes membres des équipes avaient la possibilité de s’exprimer sans censure, la diffusion du magazine était exclusivement reservée au joueurs, à leurs supporters et aux critiques. Quelques femmes aussi nous avaient rejoint. DO WE NEED GIRLS? Le sport art bulletin représentait le côté psychothérapie de groupe et certains réglements de compte qui n’avaient pas pu se produire sous forme physique lors des matches, se dévoilaient ici, sous forme littéraire. Une petite douceur après les matches, une petite mise au point entre compagnons.
NUS VITES, NUS VITES
GOODIE, MONTRE NOUS TA DOUBLE VIE!
Les magazines qui sortaient de la photocopieuse étaient distribués comme des croissants chauds et donnaient alors l’occasion pour tous les membres du groupe une possibilité supplémentaire de construire quelque chose ensemble. J’avais aussi crée une ambassade à Paris, en la personne de Christina Clausen, chargée de former une équipe de foot comme la notre, dans le but de rencontre, et d’etendre le mouvement SPORT ART à l’Europe entière
I CAN SEE YOUR FANTASIES
L’effort, l’inconfort du sport nous avait soudés
PEOPLE BEGIN TO FLY
SPORT ART IS BORN
SPORT ART IS A TEAM WORK.

Puissants, nous pouvions maintenant chercher à tourner le mot SPORT ART dans l’autre sens, mettre cette fois ci de l’art dans le sport, afficher les sentiments sur les corps, afficher les individualités à la place des uniformes.

En juin 1990, au Danemark, durant le festival de Roskilde, nous avons transformé le fils d’un concept et d’une pratique en un spectacle. THE SPORT ART SHOW. Les champions du stade allaient cette fois -ci, à l’aide de textes et d’images, nous communiquer des fragments de leur personnalité, des particules de leur vie d’homme non champion, des dieux du stade allaient donner en exemple leur parcours quotidien d’etre humain, avec les sentiments que cela contient.
LA CONFESSION
SUPERMAN MONTRE NOUS TA DOUBLE VIE,
TA VIE DE NON CHAMPION.
Je me rappelle, les pratiquants du kendo n’étaient d’ailleurs pas certain de leur droit de faire ce genre d’exposition introspective, démystificative... leur pratique se voulant rapprochée d’une certaine forme de religion ou de philosophie, avec ses règles, ses codes...
J’ai rêvé un sport humain, pratiqué par des individus transparents. fragile comme l’argile, lent comme le sang, humain comme des nains. EMOTIF? SUPERMAN?
NUS VITES. NUS VITES
SPORT ART, BIEN MAL, j’ai rêvé de deux pratiques qui s’entrelacent s’étoffent et forment un même individu, contradictoire. SPORT ART ou la recherche de L’UNITE, body and soul, sex and brain, impulsion et réflexion.

L’énergie de lutte physique que nous dispersions jadis entre nous, se transforme petit à petit en match de foot avec la société, supporter ou adversaire. Un combat d’idée commencait à se dérouler sur la valeur des mots, le poids des valeurs, face à un public, LA RESPONSABILITE des idées. Et puis le piège du professionnalisme, des arbitres, de la specialisation, de la spéculation, l’argent.... coquin malin de destin, la lenteur de la peur, le show des complots, la bombe doit bientot exploser, les élèves n’auront maintenant plus de récrés. Il faut changer de décor. A mort les sponsors, l’art est un cadeau, à mort les logos, l’art n’est pas un mot. Rapidement il faut définir les termes de la révolution, place à l’homme et à son expression, place au bonheur et non plus à son commerce l’amour n’est pas une publicité, nous devons lutter pour une nouvelle socièté. SPORT ART IS A TEAM WORK.

ODA JOIN! A L’AIDE!

La discipline n’existe pas chez l’artiste, une idéologie n’est pas un spectacle. les arbitres sont arrivés par milliers, les sifflets ont hurlés de partout, les femmes ont pleuré, les joueurs avaient été drogués, la philosophie oubliée.

AMATEUR
QUI AIME. QUI AIME.


the sport art manifeste was publish in KATALOG (DK) in 1991 and Bildtidningen (S) in 1991 also.
it also exist a tape of a singing version from 1990 .








artist football





artist goal



exhibitioniste performing singing exhibitionist

foot

friends fight

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juggling exhibitionist  1

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mise a nue

see full size

see fullmoving object

printing fashion


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sharing



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bille de combat bille de combat





artist footballesthetique relationnelle

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artist energy